D'Annunzio, Gabriele (1863-1938)

Classe

Personne

Forme retenue

fre D'Annunzio, Gabriele (1863-1938)

Autres formes du nom

fre Annunzio, Gabriele d'
fre Gabriele D'Annunzio

Identifiant de la personne dans un référentiel externe

Nom de famille

ita D'Annunzio

Prénom(s)

ita Gabriele

Langue

ita

Nationalité

it

Genre

fre masculin

Identifiant pérenne

Date de naissance

12 mars 1863
1863-03-12

Date de mort

fre 5 mars 1938
1938-03-05

Lieu de naissance

Portrait, représentation de la personne

Récompense(s) reçue(s) par la personne décrite

fre Nommé « prince de Montenevoso » en 1924
fre Président de l'Académie royale italienne en 1937

Membre de

fre « membre étranger littéraire » de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique (1921)

Reprendre la forme retenue

fre D'Annunzio, Gabriele (1863-1938)

Description

Fils d’un riche propriétaire terrien de Pescara, Gabriele D’Annunzio publie son premier recueil de poésie, « Primo vere », en 1879, à 16 ans, où se sentent les influences des poètes Giosuè Carducci et Lorenzo Stecchetti. En 1881, il entre à « La Sapienza », l’université de Rome, et commence à fréquenter les milieux littéraires, dont celui de la revue « Cronaca Bizantina », et publie des articles de critique littéraire. Entre 1882 et 1884, il publie quatre recueils de poésies et des nouvelles, et est déjà considéré comme l’enfant prodige de la littérature italienne. Ses trois romans parus entre 1889 et 1892, « Il Piacaere » (traduit en français sous le titre « L’Enfant de volupté »), « L’Innocente » (traduits sous le titre « L’Intrus », puis « L’Innocent »), puis « Giovanni Episcopo » achève de le faire apprécier du grand public, mais aussi de la critique étrangère. Au tournant du siècle, il publie des poèmes qui seront parmi les plus influents pour la littérature italienne du XXe siècle, et est l’un des principaux représentants du décadentisme.
En 1897, il est élu à la Chambre des députés où il siège pour trois ans parmi les indépendants. Le 3 mars 1901, il inaugure avec le grand-maître de la franc-maçonnerie du Grand Orient d’Italie, Ettore Ferrari, l’Université populaire de Milan. A partir de 1920, il est membre de la loge Italie XXX ottobre de la Grande Loge d’Italie. En 1910, il fuit ses créanciers et se réfugie en France à Arcachon, où il collabore avec Claude Debussy et Léon Bakst pour « Le Martyre de saint Sébastien » (1911). Malgré la menace d’excommunication lancée sur les spectateurs par l’archevêque de Paris, le gouvernement français en remerciement de sa francophilie recouvre ses dettes. A la veille de la Première Guerre mondiale, grisé par le nationalisme, il rejoint l'Italie début mai 1915 et exhorte le pays à entrer en guerre. Il s’engage dans l’aviation, et se distingue en février 1918, par un raid sur le port austro-hongrois de Bakar. Il occupe à partir du 12 septembre 1919 la ville de Rijeka (devenue Fiume) qu’il offre à l’Etat italien. Devant le refus de l’Italie, il y fonde la Régence italienne du Carnaro avec son camarade syndicaliste révolutionnaire Alceste De Ambris et dote le 27 août 1920 la ville d’une Constitution révolutionnaire, puis déclare la guerre à l’Italie, par opposition au roi Emmanuel III, qu’il traite de « nabot pusillanime ». L’Etat libre de Fiume doit se rendre en décembre 1920 et Gabriele D’Annunzio se retire dans sa maison du lac de Garde.
Si Gabriele D’Anunzio ne s’implique pas directement dans le gouvernement fasciste au pouvoir à partir de 1923, il exerce une influence notable sur l’idéologie fasciste, dont le decorum (chemises noires, salut romain, culte de l’héroïsme…) s’inspire du decorum paramilitaire de l’Etat libre de Fiume. Mussolini craignant les joutes oratoires de D’Annunzio pousse pour qu’il se retire et reste dans la magnifique villa de Gardone Riviera, financée par l'État italien fasciste. Gabriele D’Annunzio conseille tout de même Mussolini sur ses relations avec Hitler. Nationaliste, il apprécie peu les fascistes : il refuse la proposition d'être candidat sur les listes du parti et ne renouvelle finalement pas sa carte. Fondamentalement antinazi et détestant Adolf Hitler, il s'oppose au rapprochement de l'Italie avec l'Allemagne nazie, allant jusqu’à tenter de faire échouer ce rapprochement en publiant notamment un pamphlet contre Hitler en 1934. Mussolini lui accorde néanmoins des obsèques nationales après sa mort le 1er mars 1938, officiellement d’une hémorragie cérébrale, en réalité empoisonné par son infirmière autrichienne pour son antinazisme.

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