Mardrus, Joseph-Charles (1868-1949)

Classe

Personne

Forme retenue

fre Mardrus, Joseph-Charles (1868-1949)

Autres formes du nom

fre Joseph-Charles Mardrus
fre Mardrus, J.-C.
fre Mardrus, Charles
fre Charles Mardrus
fre Marchus, Joseph-Charles
fre Jean-Charles Marchus
fre Mardrus, Joseph-Charles-Victor
fre Joseph-Charles-Victor Mardrus

Identifiant de la personne dans un référentiel externe

Nom de famille

fre Mardrus

Prénom(s)

fre Joseph-Charles
fre Joseph-Charles-Victor
fre Joseph Charles Victor
fre Charles
fre J.-C.

Langue

fre

Nationalité

fr

Genre

fre masculin

Identifiant pérenne

Date de naissance

fre 11 novembre 1868
1868-11-11

Date de mort

fre 26 mars 1949
1949-03-26

Lieu de naissance

Lieu de décès

Portrait, représentation de la personne

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fre Mardrus, Joseph-Charles (1868-1949)

Description

Joseph-Charles Mardrus naît au Caire : son père est un riche commerçant, fils d’un émigré du Caucase conquis par les Russes, qui s’est installé en Egypte dans la première moitié du XIXe siècle et naturalisé car catholique. En 1878, il est envoyé pour son éducation chez les Jésuites au Liban. Il étudie la médecine à l’Université Saint Joseph de Beyrouth, où il obtient son premier diplôme en 1892, et poursuit sa formation à Paris où il soutient sa thèse en 1894. Il se rapproche à cette époque de Stéphane Mallarmé qu’il admire et auquel il dédiera ses traductions, et fréquente le milieu littéraire où il fait la connaissance de Joris-Karl Huysmans, André Gide et Paul Valéry. Après ses études, il ouvre brièvement un cabinet médical au Caire, puis s’engage de 1895 à 1899 comme médecin pour la compagnie des Messageries maritimes, ce qui lui permet de découvrir le Moyen-Orient, la Chine et l’Asie du Sud-Est. Il est basé à Marseille où il noue des amitiés avec des membres du Félibrige. Il s’installe définitivement à Paris, en 1899. Il se définit comme « Musulman de naissance et Parisien par accident », bien que catholique, et est l’un des promoteurs de l’Orient à l’origine de l’engouement orientaliste à Paris.
Entre 1898 et 1904, encouragé par Stéphane Mallarmé, il traduit « Les Mille et une nuits », dans une nouvelle version non expurgée et plus érotique que la version du XVIIIe siècle d’Antoine Galland, publiée en 16 volumes richement illustrés. Dès la publication des premiers volumes par la « Revue blanche » en 1899, l’apport financier lui permet de se mettre en disponibilité de son activité de médecin. Il acquiert une grande notoriété, bien que les savants arabisants expriment beaucoup de réticence sur sa « traduction », avec raison, le « traducteur » enrichissant les originaux arabes d’éléments puisés dans des recueils français de contes arabes et hindoustanis, et accentuant érotisme et exotisme ainsi que le burlesque des contes. Emprunts, expansions et interpolations fournissent une version conforme au goût et à l’image orientalistes du moment. Ce qui explique le succès qui lui permet d’être admis chez Robert de Montesquiou et chez José Maria de Heredia. Son ouvrage a un impact très important : Tristan Klingsor écrit « Le livre de Shéhérazade » qui est mis en musique par Maurice Ravel en 1903 ; Les Ballets russes de Diaghilev créent une « Shéhérazade » en 1910. Des « fêtes arabes » sont organisées à Paris et notamment en 1911 la « Mille et deuxième nuit » du couturier Paul Poiret.
Le 5 juin 1900, il épouse à Paris la poétesse Lucie Delarue. L’union est dissoute le 19 juin 1923, et il épouse en secondes noces le 31 janvier 1924 Gabrielle Clémence Bralant (1897-1997), dite « Cobrette » avec qui il est en couple depuis 1914. A partir de 1904, avec Lucie Delarue, il entreprend des voyages au Maghreb, en Turquie, en Egypte. Après la guerre, il s’intéresse au mysticisme et travaille à de nouvelles « traductions » : une traduction du Coran (parue en 1925), une histoire légendaire de « La reine de Saba » (1918), de nouveaux contes orientaux, comme l’« Histoire charmante de l’adolescente Sucre d’Amour » (1927), puis puise son inspiration dans les textes sacrés « Le Cantique des cantiques » (1925), « Le Paradis musulman » (1930). En 1926, il découvre le cinéma d’animation avec la cinéaste allemande Lotte Reiniger, dont il présentera le film « Les Aventures du prince Ahmed ». Il voyage une dernière fois en Egypte en 1927, où très déçu des changements du pays, il ne reste qu’un mois et demi. Il meurt à Paris après y avoir passé la Guerre cloîtré chez lui avec Cobrette.

Relation(s)

En 1936, il part au Maroc, invité par la Société des amis des lettres et des arts d’Henri Bosco, pour laquelle il tient une série de conférences et lctures du « Livre des morts » et de son dernier conte « L’Oiseau des hauteurs ». Il réside ainsi un temps à Rabat et participe aux discussions animées sous le figuier de la villa Bosco rue Marrakech à Rabat. Dans la bibliothèque des Bosco, se trouve son livre « Toute-Puissance de l'adepte : Transcription des Hauts Textes initiatiques de l'Egypte. Le Livre de la Vérité et de la Parole. » (Paris, Bibliothèque Euriaque, H. Durville 1932) dont la dédicace est éloquente : « Au Maître de l'Écritoire auprès des Dieux de Lumière, le très cher Poète Henri Bosco, mon fraternel ami. A Madame Henri Bosco qui est Pureté, Angélisme, Spiritualité, Intellect, et le Sourire même de la Vie.
Leur frère
sur les Sommets
et, en humilité
J. C. Ma[rdrus] » et le roman de Bosco « Le Rameau de la nuit », écrit en 1950, est dédicacé à « à la mémoire de J-C. Mardrus » mort en 1949.

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Sites et mirages Relation(s) work
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Sélections et commentaires : "Princesse de la Tour et Taxis. — Souvenirs sur Rainer Maria Rilke (Emile-Paul) ; Rainer Maria Rilke. — Les Elégies de Duino" Texte
Contributeur
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Pages capitales : La Genèse, Ruth et Booz, Le Livre des Rois, Le Livre d'Esther, Le Cantique des cantiques, La Dianna : Transcription littérale des textes originaux Contributeur(s) Texte
Histoire charmante de l'adolescente Sucre d'amour : grand récit inédit d'Orient / selon le texte et la traduction du Dr J.-C. Mardrus Contributeur(s) Texte