Lacheraf, Mostefa (1917-2007)

Description

Né au sein d’une famille paternelle d’ascendance tribale et pastorale et maternelle citadine algéroise d’origine andalouse, Mostefa Lacheraf passe son enfance dans les villages et bourgs ruraux parcourus par son père, fonctionnaire de la justice musulmane, puis dans l’Alger citadin de l’entre-deux-guerres. De double culture donc, il étudie à la médersa Thaâlibiyya et commence à travailleur comme traducteur et comme fonctionnaire de justice. Il intègre dès 1939 le Parti du peuple algérien (PPA) et le Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (MTLD). Après la Seconde Guerre mondiale, il se rend à Paris poursuivre des études supérieures à la Sorbonne et devient professeur dans le secondaire au lycée de Mostaganem, puis au lycée Louis-le-Grand à Paris. Il travaille comme traducteur et interprète à l’Institut des études orientales. Il débute une œuvre littéraire, qu’il alimente toute sa vie en publiant articles et poèmes, dès 1938 dans les revues « Fontaine », « Les Cahiers du Sud », « Simoun », avec des articles de combat notamment dans « Les Temps modernes », « Esprit » et « Présence africaine ». Il peint l’Algérie également via la poésie, recueillant des « Petits poèmes d’Alger » dans les Cahiers du Sud et dans les « Chansons des jeunes filles arabes » publiés chez Seghers en 1953.
En 1946, il devient secrétaire du groupe parlementaire du MTLD, puis dirige son journal « L’Etoile algérienne ». Il s’éloigne progressivement de ce mouvement jusqu’à la rupture en 1952. Il ne reprend des activités militantes structurées qu’à la création du Front de Libération nationale (FLN) en 1954, et quitte l’enseignement en novembre 1954 pour rejoindre le militant Mohamed Khider en Espagne. De 1945 à 1962, hormis entre 1950 et 1952 où il professeur d’arabe au lycée de Mostaganem, Mostefa Lacheraf est hors d’Algérie, dont cinq années d'emprisonnement en France, arrêté avec les quatre dirigeants du FLN en octobre 1956 à la descente de l'avion qui les menait de Rabat à Tunis. Membre du Conseil national de la Révolution algérienne du FLN, il participe à l’élaboration du Programme de Tripoli. A l’indépendance en mai 1962, effrayé par les dissensions qui se font jour au sein du FLN, il s’évertue à rappeler les "fondamentaux" de ce qu'il définit comme le "nationalisme populaire et de progrès" ; il rassemble ses articles publiés entre 1955 et 1964 dans « Algérie, nation et société » (1966). Il devient le rédacteur en chef d’« El Moudjahid » jusqu’en septembre 1962. Il est nommé ambassadeur d’Algérie en Argentine et au Mexique, conseiller à la Présidence pour les problèmes éducatifs et culturels de 1970 à 1974 et ministre de l’Education nationale de 1977 à 1979. Il en est démissionné pour sa politique en faveur du maintien du bilinguisme et son opposition à l’arabisation forcée. Il est ensuite délégué permanent de l'Algérie auprès de l'UNESCO en septembre 1982, chef de mission à l'ambassade algérienne à Lima, au Pérou de janvier 1984 à septembre 1986 et se retire de la vie politique en septembre 1986.

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Poésie du sud Créateur(s) Text
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Le jeu de la Bougala : poésie divinatoire Contributeur(s) Text
Petits poèmes d'Alger Contributeur(s) Text
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Forme retenue

fre Lacheraf, Mostefa (1917-2007)

Autres formes du nom

fre Mostefa Lacheraf
fre Lachraf, Mostepha
fre Mostepha Lachraf

Identifiant de la personne dans un référentiel externe

Nom de famille

fre Lacheraf
fre Lachraf

Prénom(s)

fre Mostefa
fre Mostepha

Langue

fre
ara

Nationalité

dz

Genre

fre masculin

Identifiant pérenne

Date de naissance

1917-03-07

Date de mort

2007-01-13

Lieu de naissance

Lieu de décès

Portrait, représentation de la personne

Profession / Activités

fre Journaliste
fre Homme politique

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