Les Pages Indochinoises

Classe

Texte

Type

fre Journal ou revue

Titre

fre Les Pages Indochinoises

Autre(s) titre(s)

fre Revue littéraire et artistique d'Indochine et d'Extrême-Orient

Editeur(s)

fre Imprimerie d'Extrême-Orient

Lieu de production

Date

1912/1913
1923/1926

Langue

fre

ISSN

0256-5536

Couverture spatiale

Importance matérielle

fre 31 cm

Source

fre Université Côte d'Azur. BU Lettres Arts Sciences Humaines. Fonds ASEMI

Cote

P 1938

Identique à

Droits

fre Domaine public

Identifiant pérenne

Description

Les Pages Indochinoises est une revue littéraire et artistique de 57 numéros d'une quarantaine de pages chacun, publiée à Hanoi de septembre 1912 à novembre 1913 (première série), puis de septembre 1923 à octobre 1926 (nouvelle série).
Les premières pages du premier numéro de la nouvelle série (article "Notre but") font part des ambitions de la revue : "Lettres et Arts, tels sont, en effet, les deux seuls compartiments ouverts à notre activité ; reniant toute visée encyclopédique et respectant les terrains déjà occupés - (sciences diverses, ethnographie, linguistique, travaux documentaires, etc.) -, nous nous confinons dans notre domaine spécial, d'ailleurs assez vaste : sans esprit d'école, nous ouvrons nos colonnes à toute réalisation de vrai et de beau, quelle que soit la formule de la technique, quelle que soit l'audace de la plume ou du crayon.".
Sur son contenu, Franck Laurent, dans son article consacré aux Pages Indochinoises (cf. champ Source), fait remarquer que la poésie (relevant de la métrique traditionnelle) représente à elle seule un bon quart des publications de la revue. On y trouve également une partie critique conséquente (un cinquième des publications), dont l'analyse témoigne d'une volonté de mettre à l'honneur des œuvres exigeantes, en n'hésitant pas à aller à contre-courant du goût du grand public de l'époque. Par exemple, Victor Segalen, alors quasi inconnu du grand public, est encensé, tandis que Jean d'Esme, qui connait le succès, est saqué. Franck Laurent explique que "cette attention vigilante portée à une certaine idée de la qualité littéraire, qui ne ménage pas les jugements tranchants, est mise au service d’un projet de constitution d’une sorte de canon de la littérature "indochinoise" née de la colonisation française.". Les Pages Indochinoises accueillent aussi des textes en prose : romans en feuilleton, nouvelles et extraits de textes littéraires oubliés sur l'Asie (ces derniers se retrouvent dans la section "Pages retrouvées" de chaque numéro). L'aspect artistique de la revue se remarque lui dans la dizaine d'illustrations proposées par numéro, généralement des bois gravés ; chaque numéro est également accompagné d'une planche hors-texte non reliée réalisée par un artiste.
Dans les années 1920, Les Pages Indochinoises ne bénéficient pas de la collaboration des auteurs les plus célèbres de la littérature exotique/coloniale en métropole comme Pierre Loti, Pierre Mille, Jean Ajalbert, Claude Farrère etc. La revue arrive malgré tout à rassembler les principaux auteurs indochinois, dont les œuvres ont été remarquées jusqu'en métropole : Eugène Pujarniscle, Jeanne Leuba, Henry Daguerches, Jean Marquet, Herbert Wild, George Groslier etc.
Les Pages Indochinoises s'adressent aux colons lettrés mais aussi et surtout aux lecteurs de la métropole. Un de ses objectifs est de défendre ce qu'elle considère comme la "vraie" littérature indochinoise, écrite par des personnes immergées depuis longtemps dans la colonie. Ainsi Franck Laurent explique que Les Pages "dénoncent régulièrement, qu’elles les nomment ou non, les écrivains voyageurs et les grands reporters, même et surtout s’ils sont reconnus en métropole pour leur qualité et leur exigence. Eux sont taxés de "voyageurs pressés", dont un séjour souvent très bref sur les lieux, et qui bien souvent n’aurait servi qu’à conforter leurs idées reçues, suffit à leur conférer en métropole un statut d’expert. Pour les rédacteurs des Pages indochinoises, seuls les colons, vivant sur place depuis des années, ayant (parfois) appris les langues locales, peuvent légitimement prétendre à un tel statut – si du moins ils acceptent d’écrire vrai, quitte à aller contre les attentes du public.".
Accédez ci-dessous (Ressources liées) à l'ensemble des numéros numérisés et à chacun de leurs articles dépouillés.

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Les Pages Indochinoises, nouvelle série, n°1, 15 septembre 1923 Texte
Les Pages Indochinoises, nouvelle série, n°2, 15 octobre 1923 Texte
Les Pages Indochinoises, nouvelle série, n°3, 15 novembre 1923 Texte
Les Pages Indochinoises, nouvelle série, n°4, 15 décembre 1923 Texte
Les Pages Indochinoises, nouvelle série, 2ème année, n°1, 15 janvier 1924 Texte
Les Pages Indochinoises, nouvelle série, 2ème année, n°2, 15 février 1924 Texte
Les Pages Indochinoises, nouvelle série, 2ème année, n°3, 15 mars 1924 Texte
Les Pages Indochinoises, nouvelle série, 2ème année, n°4, 15 avril 1924 Texte
Les Pages Indochinoises, nouvelle série, 2ème année, n°5, 15 mai 1924 Texte
Les Pages Indochinoises, nouvelle série, 2ème année, n°6, 15 juin 1924 Texte
Les Pages Indochinoises, nouvelle série, 2ème année, n°7, 15 juillet 1924 Texte
Les Pages Indochinoises, nouvelle série, 2ème année, n°8, 15 août 1924 Texte
Les Pages Indochinoises, nouvelle série, 2ème année, n°9, 15 septembre 1924 Texte
Les Pages Indochinoises, nouvelle série, 2ème année, n°10, 15 octobre 1924 Texte
Les Pages Indochinoises, nouvelle série, 2ème année, n°11, 15 novembre 1924 Texte
Les Pages Indochinoises, nouvelle série, 2ème année, n°12, 15 décembre 1924 Texte
Les Pages Indochinoises, nouvelle série, 3ème année, n°1, 15 janvier 1925 Texte
Créateur
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Notre but Créateur(s) Texte
Premier bilan Créateur(s) Texte
En contournant la borne Créateur(s) Texte
Sujet
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