Dante Alighieri (1265-1321)

Classe

Personne

Forme retenue

fre Dante Alighieri (1265-1321)

Autres formes du nom

fre Alighieri, Dante
fre Dante
ita Dante Allighieri
ita Allighieri, Dante
ita Durante degli Alighieri
ara دانتي أليغييري
ara Dāntī Aliġyīrī

Identifiant de la personne dans un référentiel externe

Nom de famille

fre Alighieri
ita Allighieri
ita degli Alighieri

Prénom(s)

fre Dante

Langue

ita

Nationalité

ita

Genre

fre masculin

Identifiant pérenne

Date de naissance

fre entre 1265 et 1267
1265/1267

Date de mort

fre 14 septembre 1521
1521-09-14

Lieu de naissance

Lieu de décès

Portrait, représentation de la personne

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fre Dante Alighieri (1265-1321)

Description

Dante Alighieri (Durante degli Alighieri dit « Dante ») est un poète, écrivain, penseur et homme politique italien de la république de Florence, né entre 1265-1267 à Florence et mort le 14 septembre 1321 à Ravenne. Il est considéré comme l’un des pères de la langue italienne et avec Pétrarque et Boccace, l'une des « trois couronnes » qui imposèrent le toscan comme langue littéraire. Auteur de la « Divine Comédie », souvent considérée comme la plus grande œuvre écrite en italien et l'un des chefs-d'œuvre de la littérature mondiale, c’est un poète majeur à l’influence considérable. Né dans la famille florentine des Alighieri, favorable à la faction des guelfes c’est-à-dire au pape, opposée aux gibelins favorables au Saint-Empire germanique, il est un défenseur du parti du pape dans la vie politique de Florence et se signale dans plusieurs expéditions, batailles ou missions diplomatiques contre le parti gibelin. Mais s’étant placé du côté des guelfes blancs opposés aux ingérences du pape contre les guelfes noirs, qui s’emparent de Florence avec le repésentant du pape Charles de Valois, il est condamné au bûcher en 1302, ses biens sont confisqués et il est obligé de s’exiler définitivement de sa ville. Il erre tout d’abord dans plusieurs villes d’Italie du Nord, Forlì, Vérone, Sienne, Mulazzo ou Arezzo, pour finalement s’installer à Ravenne.
Durant ses années d’exil, il écrit de nombreuses œuvres majeures : en 1303, il se penche sur la question de la langue vernaculaire, et en fait l'objet d'un traité en latin « De vulgari eloquentia ». En 1305, sans avoir achevé ce traité, il le met en application en se lançant dans l’écriture en toscan du « Convivio », où il aborde des sujets habituellement traités en latin, les hiérarchies angéliques, la philosophie et la science comme voie de l'épanouissement de l'homme, l'exaltation de la noblesse comme valeur intellectuelle et morale conquise par l'individu… En 1306, il commence la rédaction de son œuvre poétique majeure « La Divine Comédie » : l’œuvre, écrite en vers, raconte le voyage d’un homme, d’abord guidé par le poète Virgile en enfer et au purgatoire, puis au paradis, guidé par Beatrice et S. Bernard. Ce serait en 1274 qu’il rencontre pour la première fois, à 9 ans, Beatrice di Folco Portinari, qu’il revoit neuf ans plus tard, comme il le raconte dans « Vita nuova ». Ce récit composé entre 1292 et 1294 décrit son amour sublimé pour Beatrice, mariée à un autre, puis son désespoir après sa mort en 1290. Il la remet donc en scène dans « La Divine Comédie » comme sa muse céleste. Cette œuvre monumentale est le prototype du voyage initiatique, et est à la fois le récit du parcours personnel de Dante, un manuel théologique catholique de description de l'au-delà, un roman à valeur éthique et morale ou encore une réflexion sur la recherche du salut éternel, et son influence est majeure sur l’ensemble de la littérature occidentale.

Relation(s)

D’ascendance paternelle piémontaise, Henri Bosco choisit de suivre des études italiennes en 1907 à la Faculté des lettres de Grenoble ; il prépare ensuite l’agrégation d’italien à l’Institut français de Florence. Après avoir obtenu son Diplôme d'études supérieures de langues et littératures étrangères vivantes (Italien), il enseigne à l’Institut français de Naples de 1920 à 1930. Dans ce cadre, mais aussi sous l’influence de Virgile découvert à l’école, Henri Bosco découvre, étudie, explore, adhère à l’œuvre de Dante et à la « Divine Comédie ». De son propre aveu, c’est une influence majeure de ses premiers essais littéraires tournés vers la poésie lyrique, les fameux « Poèmes de l’Espoir » : « Je connais Dante parfaitement. J’ai lu beaucoup Dante, j’ai lu Pétrarque, j’ai lu Guido Guinicelli, enfin tous ces poètes sont les héritiers des troubadours, des troubadours provençaux. Mais Dante en particulier m’a énormément influencé. Tellement qu’au début de ma carrière, quand je ne faisais pas encore de la prose, que je faisais des vers, des vers de douze syllabes, ou moins (mais jamais plus), j’avais eu l’ambition de faire une « Divine Comédie » française. (Mais j’aurais traité d’un sujet très différent.) De telle sorte que j’ai composé trois énormes poèmes qui faisaient dix mille vers […] » (Henri Bosco, Entretien avec Jean-Pierre Cauvin, 10 octobre 1962, page 251). Dans ces œuvres de prose quelques citations de Dante perpétuent cette filiation : dans « Pierre Lampédouze », une scène décrit le héros assis au bord du bassin de Cucuron en train de lire le chant XXVI de « L’Enfer » de Dante (« Pierre Lampédouze », Gallimard, 1959, page 176) ; « Le rameau de la nuit » est également sous l’influence combiné de Virgile et de Dante.

Dans « Aguedal », en 1940, Henri Bosco sous le pseudonyme de Théophile dans un article « A propos des anges », sujet ô combien lié à la description du « Paradis », il analyse Dante : « Dante a repensé et reconstruit magnifiquement la philosophie chrétienne. […] une conception originale, par où se joignent théologie et poésie, conception qui idéalise l’Amour terrestre et transfigure la femme. Car l’être qui peut faire passer, de la puissance à l’acte, cette vertu de l’intellect qui habite l’homme, c’est la femme, l’ange sous forme corporelle, la « béata béatrix » ». Car au-delà de la poésie, les deux poètes se retrouvent et échangent spirituellement, sur la religion et la métaphysique, le symbolisme et l’occultisme, et au sommet sur l’amour de Dieu. Outre les thèmes partagés de la nostalgie du Paradis, de la descente aux enfers, de la présence des Ombres et de la quête de la lumière, ils mettent en valeur l’amour spirituel : « L'amour c'est une spiritualité extraordinaire. Par conséquent l'amour pour moi est une chose essentielle. C'est le moteur de la vie… Du reste Dante dit dans La Divine Comédie : "l'amour qui fait mouvoir le ciel et toutes les autres étoiles", n'est-ce pas. Par conséquent voyez-vous, je suis tout à fait d'accord avec Dante, et c’est un garant excellent celui-là, pour dire que l'amour est la chose essentielle de la vie » (Henri Bosco, « Henri Bosco ou l’amour de la vie », page 16). Et Henri Bosco de conclure sur Dante : « Sur la terre, avec la vie que nous menons qui est presque entièrement conditionnée par les sens — même quand nous pensons, nous voyons des images — on ne peut pas imaginer cet état de spiritualité très élevée, cet état métaphysique qui fait que nous sommes dans le sein de Dieu sans être Dieu nous-même. Et quelqu'un a admirablement raconté cette histoire, c'est Dante dans la Divine Comédie. A la fin, il est arrivé par l'ascèse au plus haut point de la spiritualité, il est devant Dieu, et au moment où il va le contempler, l'éclair arrive, et il tombe comme s'il était mort. C'est l'éblouissement final. A ce moment-là, on peut dire qu'il a vu Dieu : il a réalisé Dieu. C'est le plus grand poème non seulement italien, mais du Moyen Age, un monument extraordinaire. » (Henri Bosco, « Entretiens avec Monique Chabanne », 1968-1970, page 96).

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