Dante Alighieri (1265-1321)
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Description
Relation(s)
D’ascendance paternelle piémontaise, Henri Bosco choisit de suivre des études italiennes en 1907 à la Faculté des lettres de Grenoble ; il prépare ensuite l’agrégation d’italien à l’Institut français de Florence. Après avoir obtenu son Diplôme d'études supérieures de langues et littératures étrangères vivantes (Italien), il enseigne à l’Institut français de Naples de 1920 à 1930. Dans ce cadre, mais aussi sous l’influence de Virgile découvert à l’école, Henri Bosco découvre, étudie, explore, adhère à l’œuvre de Dante et à la « Divine Comédie ». De son propre aveu, c’est une influence majeure de ses premiers essais littéraires tournés vers la poésie lyrique, les fameux « Poèmes de l’Espoir » : « Je connais Dante parfaitement. J’ai lu beaucoup Dante, j’ai lu Pétrarque, j’ai lu Guido Guinicelli, enfin tous ces poètes sont les héritiers des troubadours, des troubadours provençaux. Mais Dante en particulier m’a énormément influencé. Tellement qu’au début de ma carrière, quand je ne faisais pas encore de la prose, que je faisais des vers, des vers de douze syllabes, ou moins (mais jamais plus), j’avais eu l’ambition de faire une « Divine Comédie » française. (Mais j’aurais traité d’un sujet très différent.) De telle sorte que j’ai composé trois énormes poèmes qui faisaient dix mille vers […] » (Henri Bosco, Entretien avec Jean-Pierre Cauvin, 10 octobre 1962, page 251). Dans ces œuvres de prose quelques citations de Dante perpétuent cette filiation : dans « Pierre Lampédouze », une scène décrit le héros assis au bord du bassin de Cucuron en train de lire le chant XXVI de « L’Enfer » de Dante (« Pierre Lampédouze », Gallimard, 1959, page 176) ; « Le rameau de la nuit » est également sous l’influence combiné de Virgile et de Dante.
Dans « Aguedal », en 1940, Henri Bosco sous le pseudonyme de Théophile dans un article « A propos des anges », sujet ô combien lié à la description du « Paradis », il analyse Dante : « Dante a repensé et reconstruit magnifiquement la philosophie chrétienne. […] une conception originale, par où se joignent théologie et poésie, conception qui idéalise l’Amour terrestre et transfigure la femme. Car l’être qui peut faire passer, de la puissance à l’acte, cette vertu de l’intellect qui habite l’homme, c’est la femme, l’ange sous forme corporelle, la « béata béatrix » ». Car au-delà de la poésie, les deux poètes se retrouvent et échangent spirituellement, sur la religion et la métaphysique, le symbolisme et l’occultisme, et au sommet sur l’amour de Dieu. Outre les thèmes partagés de la nostalgie du Paradis, de la descente aux enfers, de la présence des Ombres et de la quête de la lumière, ils mettent en valeur l’amour spirituel : « L'amour c'est une spiritualité extraordinaire. Par conséquent l'amour pour moi est une chose essentielle. C'est le moteur de la vie… Du reste Dante dit dans La Divine Comédie : "l'amour qui fait mouvoir le ciel et toutes les autres étoiles", n'est-ce pas. Par conséquent voyez-vous, je suis tout à fait d'accord avec Dante, et c’est un garant excellent celui-là, pour dire que l'amour est la chose essentielle de la vie » (Henri Bosco, « Henri Bosco ou l’amour de la vie », page 16). Et Henri Bosco de conclure sur Dante : « Sur la terre, avec la vie que nous menons qui est presque entièrement conditionnée par les sens — même quand nous pensons, nous voyons des images — on ne peut pas imaginer cet état de spiritualité très élevée, cet état métaphysique qui fait que nous sommes dans le sein de Dieu sans être Dieu nous-même. Et quelqu'un a admirablement raconté cette histoire, c'est Dante dans la Divine Comédie. A la fin, il est arrivé par l'ascèse au plus haut point de la spiritualité, il est devant Dieu, et au moment où il va le contempler, l'éclair arrive, et il tombe comme s'il était mort. C'est l'éblouissement final. A ce moment-là, on peut dire qu'il a vu Dieu : il a réalisé Dieu. C'est le plus grand poème non seulement italien, mais du Moyen Age, un monument extraordinaire. » (Henri Bosco, « Entretiens avec Monique Chabanne », 1968-1970, page 96).
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| Guiberteau, Philippe | Biographie | Personne |
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L'ésotérisme de Dante |
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À propos des "Anges" |
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