Daguerches, Henry (1876-1939)
Classe
Personne
Forme retenue
fre
Daguerches, Henry (1876-1939)
Autres formes du nom
fre
Valat, Charles (1876-1939)
fre
Charles-Marie-Octave Valat (1876-1939)
Nom de famille
fre
Valat
Prénom(s)
fre
Charles
Langue
fre
Nationalité
fr
Genre
fre
Masculin
Identifiant pérenne
Date de naissance
1876-03-10
Date de mort
1939-02-10
Lieu de naissance
Lieu de décès
Portrait, représentation de la personne
Récompense(s) reçue(s) par la personne décrite
fre
Prix Montyon 1914 de l'Académie Française pour Le Kilomètre 83
fre
Prix des Français d'Asie 1930 pour l'ensemble de son œuvre
Publications
fre
Sur Humazur (par ordre chronologique de parution) :
fre
Ailleurs :
Profession / Activités
fre
Militaire
fre
Écrivain
Source(s) utilisée(s)
Reprendre la forme retenue
fre
Daguerches, Henry (1876-1939)
Description
Henry Daguerches est le pseudonyme du militaire et écrivain Charles Valat. Né à Toulon, il fait ses études primaires et secondaires à Toulon et Avignon. En 1895, il rentre à l'École polytechnique à Paris pour respecter les vœux de son père qui souhaite le voir devenir ingénieur. Mais ce n'est pas ce que veut Henry Daguerches, qui choisit à la sortie de l'école d'intégrer l'artillerie, ce qui l'amène à rejoindre dans la foulée les rangs de l'artillerie coloniale. Dans le cadre de cette affection, il fait partie de l'expédition qui réprime la révolte des Boxers (1899-1901) en Chine. À l'issue de cette campagne, en 1902, il est fait capitaine à 26 ans. À son retour en France, il travaille près d'Angoulême à la fonderie de Ruelle, de 1903 à 1906.
En 1906 paraît son premier roman inspiré de son expérience chinoise, "Consolata, fille du Soleil". Entre 1906 et 1908, nouvelle affectation : il enseigne à Hyères sur le Couronne, vaisseau qui sert d'école de canonnage aux officiers de marine. Ce travail lui laisse du temps libre qu'il consacre notamment à l'écriture de poèmes. En 1908-1909, il séjourne en Cochinchine, à la Direction de l'Artillerie. Pour son travail, il effectue au Cambodge une tournée d'inspection d'armes. C'est lors de ce séjour cochinchinois qu'il commence la rédaction de son deuxième roman, "Monde, vaste monde". À son retour en France, il sert à la Direction de l'artillerie navale de Toulon puis à la Commission de côte. En 1909, "Monde, Vaste Monde" est publié et en parallèle, il publie à partir de 1910 de courts contes dans le journal Le Matin. En 1911 paraissent les poèmes rédigés les années précédentes dans son recueil "Le Chemin de Patipata".
En 1912 il retourne au Tonkin, où il sert à la Direction de l'Artillerie de Dap-Cau puis à l'État-Major du Général Commandant Supérieur. Pour son travail, il accompagne le consul Henry Auguste Wilden dans un voyage au sud du Yunnan, dans une région peu explorée. L'année 1913 voit l'achèvement et la publication de son dernier roman, "Le Kilomètre 83", très apprécié en son temps et qui a connu des rééditions jusque dans les années 1940. Ce roman qui narre la construction d'un kilomètre de voie ferrée dans la jungle cambodgienne est le fruit de ses conversations avec des personnes impliquées dans la construction des chemins de fer de l'Indochine et du Yunnan. Il transpose le récit de cette aventure dans un décor qu'il connait bien, la région de Battambang, visitée lors de sa tournée d'inspection en 1908-1909. On y retrouve le même héros, Tourange, que dans "Monde, vaste monde". Lors de sa sortie, "Le Kilomètre 83" fait partie des romans pressentis pour recevoir le prix Vie Heureuse (Femina) et le prix Goncourt. Il ne remporte toutefois que le prix Montyon 1914 de l'Académie Française.
Henry Daguerches retourne en France en 1914 pour prendre part à la Première Guerre mondiale, durant laquelle il sert dans l'artillerie. Il retourne en Indochine en 1918, un peu avant la fin de la guerre, et prend sa retraite de l'armée en 1919. Il ne quitte alors plus l'Indochine jusqu'à une date indéterminée dans les années 1930. Lors de ce dernier séjour indochinois, il ne publie plus de romans mais écrit encore au moins deux nouvelles et quelques poèmes qui paraissent dans Les Pages Indochinoises. Il publie également deux essais, "L'affaire du port de commerce" (1923) et "L'Indochine actuelle et son avenir" (1924), ses seuls textes non littéraires. En 1930, la société littéraire des Français d'Asie lui remet le tout premier prix des Français d'Asie, récompensant l'ensemble de son œuvre. Henry Daguerches passe finalement ses dernières années à Marseille où il meurt au début de 1939.
Collections
Ressources liées
Filtrer par propriété
| Titre | Libellé alternatif | Classe |
|---|---|---|
Lectures littéraires sur l'Indochine |
Contributeur(s) | Texte |
L'Indochine par les Français |
Contributeur(s) | Texte |
| Titre | Libellé alternatif | Classe |
|---|---|---|
Le Kilomètre 83 |
Créateur(s) | Texte |
Consolata, fille du soleil |
Créateur(s) | Texte |
Monde, vaste monde |
Créateur(s) | Texte |
Les annales du voyage de M. Wa au Pays des Fa-Lan-Ki |
Créateur(s) | Texte |
La légende du caractère femme |
Créateur(s) | Texte |
Répudiation |
Créateur(s) | Texte |
Imageries |
Créateur(s) | Texte |
Pages retrouvées : Henry Daguerches, La Spectatrice |
Créateur(s) | Texte |
| Titre | Libellé alternatif | Classe |
|---|---|---|
Henry Daguerches : l'homme et l'œuvre |
Texte | |
Les Français d'Asie et le prix des Français d'Asie |
Texte |
| Titre | Libellé alternatif | Classe |
|---|---|---|
Prix des Français d'Asie |
Concept |














