Roubaud, Louis (1884-1941)

Classe

Personne

Forme retenue

fre Roubaud, Louis (1884-1941)

Pseudonyme(s)

fre Privadiche

Identifiant de la personne dans un référentiel externe

Nom de famille

fre Roubaud

Prénom(s)

fre Louis

Langue

fre

Nationalité

fr

Genre

fre Masculin

Identifiant pérenne

Date de naissance

1884-08-21

Date de mort

1941-10-14

Lieu de naissance

Lieu de décès

Portrait, représentation de la personne

Profession / Activités

fre Journaliste
fre Écrivain

Reprendre la forme retenue

fre Roubaud, Louis (1884-1941)

Description

Personnalité aujourd'hui oubliée, Louis Roubaud fait partie des grands reporters français de la première moitié du XXe siècle, aux côtés d'Albert Londres, Andrée Viollis ou Joseph Kessel. D'après les informations rassemblées par Emmanuelle Radar dans son introduction à la réédition de "Viet Nam : la tragédie indochinoise" chez L'Harmattan (source des paragraphes qui suivent), la carrière de journaliste et d'homme de lettres de Louis Roubaud débute à ses 23 ans (en 1907), lorsqu'il quitte Marseille pour Paris. Il devient grand reporter au début des années 1920 quand il est envoyé par Le Quotidien à New York puis dans l'Italie de Mussolini. Durant l'entre-deux-guerres, il contribue à de nombreux journaux comme Le Crapouillot, Le Quotidien, Marianne, Le Petit Parisien etc. et publie une vingtaine de livres, principalement des enquêtes et des récits de voyage.
Louis Roubaud se fait notamment connaître en 1924 suite à son reportage sur les prisons pour enfants pour le compte du Quotidien, publié en un volume sous le titre "Les Enfants de Caïn" (1925), et qui contribue à faire évoluer la législation. En 1925, il enquête sur le bagne de Cayenne ("Le Voleur et le Sphinx", 1926), comme Albert Londres en 1923 ; leurs deux reportages contribuent à mettre en place de nouvelles mesures de détention. En février 1927, il devient grand reporter pour Le Petit Parisien, qui est alors le plus important quotidien de France. Roubaud découvre cette année-là la Chine et l'Indochine pour la première fois et tire de ce voyage le reportage "Le Dragon s'éveille" (1928).
En 1930, il est de nouveau en Indochine pour enquêter sur les conséquences de la mutinerie de Yên Bái. Il prend à cette occasion conscience de l'ampleur du sentiment anticolonial, de la misère qui règne en Indochine et de la violence des rapports entre Français et Vietnamiens : grèves réprimées dans le sang, villages bombardés, personnes battues à mort, mutineries des tirailleurs etc. Il dit : "Je suis entré dans les usines et j'ai parcouru les champs. Ici et là j'ai trouvé devant moi le visage osseux de la fée misère." (Viet Nam, p. 187). Son reportage paraît en une du Petit Parisien de juin à octobre 1930, au moment où l'empire colonial français est à son apogée et où son existence fait consensus parmi les Français. Le reportage parait en un volume en 1931 sous le titre "Viet Nam : la tragédie indochinoise". Son titre est tiré du cri des condamnés à mort qui figure sur la page de titre : "Viet Nam ! Viet Nam ! Viet Nam ! Patrie du Sud ! Patrie du Sud !... Treize fois j'entendis ce cri devant la guillotine de Yen Bay. Les treize condamnés à mort l'avaient proféré l'un après l'autre à deux mètres de l'échafaud.". Cette enquête lui inspire un autre essai "Images et réalités coloniales" (1931) et aussi un roman "Christiane de Saïgon" (1932).
Il continue dans les années qui suivent à écrire sur les dangers qui menacent l'empire français, avec des essais comme "Mograb" (1934, qui fait suite à un voyage en Afrique du Nord) ou "Empire ou colonies ?" (1936). Louis Roubaud semble complètement cesser son activité d'homme de lettres après la défaite de juin 1940 et meurt en octobre 1941.

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Viollis, Andrée (1870-1950) Collègue Personne