Chivas-Baron, Clotilde (1876-1956)

Classe

Personne

Forme retenue

fre Chivas-Baron, Clotilde (1876-1956)

Identifiant de la personne dans un référentiel externe

Nom de famille

fre Chivas-Baron

Prénom(s)

fre Clotilde

Langue

fre

Nationalité

fr

Genre

fre Féminin

Identifiant pérenne

Date de naissance

1876-09-05

Date de mort

1956-12-23

Lieu de naissance

Lieu de décès

Portrait, représentation de la personne

Récompense(s) reçue(s) par la personne décrite

fre Prix Montyon de l'Académie Française 1917 pour Contes et légendes de l'Annam
fre Prix de Jouy de l'Académie Française 1923 pour Trois femmes annamites
fre Grand Prix de littérature coloniale 1927 pour Confidences de métisse

Publications

Profession / Activités

fre Écrivaine

Reprendre la forme retenue

fre Chivas-Baron, Clotilde (1876-1956)

Description

Née en 1876, Clotilde Chivas-Baron passe la plus grande partie de ses vingt-sept premières années à Chatte, dans l'Isère. Elle arrive en Indochine à la fin des années 1900 suite à son mariage avec un colon, Michel Baron. C'est là qu'elle découvre sa vocation d'écrivaine : "C'est l'Indo-Chine qui a fait de moi un écrivain" dit-elle dans une interview de 1927. Elle y passe quatre ans : deux mois à Hanoi, deux à Saïgon, dix près de Hué et le reste dans la brousse, "au temps du Dé-Tham, au temps où ni automobiles, ni avions ne permettaient les rapides randonnées. On mettait facilement ving-cinq jours pour aller de Tourane à Vientiane".
Durant son séjour, elle recueille auprès des Vietnamiens des fables qui paraissent d'abord dans Le Figaro puis sont rassemblées en un volume dans son premier livre, "Contes et légendes de l'Annam", publié en 1917 (Prix Montyon de l'Académie Française 1917), qui connait un certain succès et qui est traduit en anglais, roumain et suédois. Son second livre, "Trois femmes annamites", parait en 1922 et connait lui aussi le succès (Prix de Jouy de l'Académie Française 1923). Les deux années suivantes voient la parution de "La Simple Histoire des Gaudraix" (1923), roman en partie autobiographique qui narre la vie d'un couple de Français allant vivre en Indochine, puis de "Folie Exotique (en brousse sedang)" (1924).
L'année 1927 est marquée par la publication de "Confidences de métisse", roman narrant la vie tragique d'une Eurasienne et récompensé par le Grand Prix de littérature coloniale 1927. En parallèle de cette activité de romancière, Clotilde Chivas-Baron est également une collaboratrice régulière de revues telles que Les Pages Indochinoises, La Nouvelle revue indochinoise ou Extrême-Asie.
En 1929 paraît "La Femme française aux colonies", ouvrage ainsi décrit par Marie-Paule Ha dans sa préface à la réédition de ce dernier chez L'Harmattan : "Conçu comme comme une sorte de défense et d'illustration de la mission civilisatrice au féminin, cet essai qui se donne pour but de faire connaître aux lecteurs le rôle et l'influence de la femme dans l'empire depuis l'Ancien Régime jusqu'au XXe siècle constitue en effet une source documentaire précieuse pour quiconque travaille sur la question du genre et la colonisation. Sans livrer une histoire coloniale féminine [...], son livre est toutefois un des premiers ouvrages à s'intéresser à l'évolution du rôle de la femme aux colonies.".
Marie-Paule Ha fait remarquer que Clotilde Chivas-Baron se fait surtout connaître en métropole comme une grande promotrice de l'émigration des femmes françaises aux colonies. Elle donne chaque année des conférences à l'École Nationale de la France d'Outre-Mer, collabore à des organismes coloniaux (comme le Comité directeur des Français d'Asie ou le Conseil d'Administration de la Fédération nationale de radiodiffusion coloniale). En 1931, elle participe à la troisième session des États généraux du féminisme à l'Exposition coloniale internationale, qui a pour thème l'action des femmes françaises aux colonies. La même année, en juin, elle fonde l'Entr'aide coloniale féminine, association visant à venir en aide aussi bien aux femmes françaises vivant aux colonies qu'aux femmes issues des colonies résidant en France. La devise de l'association est : "Pas de préjugés de couleur ou de race, pas de controverses politiques ou religieuses, de la compréhension, de la bonté".
En 1933, à presque soixante ans, sa renommée coloniale est telle qu'elle est sollicitée pour une mission en Côte d'Ivoire, qui lui inspire son dernier livre, "Côte d'Ivoire", paru en 1939. Après la guerre, elle retourne en Isère où elle meurt en 1956.

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Lectures littéraires sur l'Indochine Contributeur(s) Texte
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Contes et légendes de l'Annam Créateur(s) Texte
Trois femmes annamites Créateur(s) Texte
Confidences de métisse Créateur(s) Texte
La femme française aux colonies Créateur(s) Texte
Description
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Grand Prix de littérature coloniale Concept
Sujet
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