Mille, Pierre (1864-1941)
Classe
Personne
Forme retenue
fre
Mille, Pierre (1864-1941)
Nom de famille
fre
Mille
Prénom(s)
fre
Pierre
Langue
fre
Nationalité
fr
Genre
fre
Masculin
Identifiant pérenne
Date de naissance
1864-11-27
Date de mort
1941-01-12
Lieu de naissance
Lieu de décès
Portrait, représentation de la personne
Publications
fre
Sur Humazur (par ordre chronologique de parution) :
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Ailleurs :
Profession / Activités
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Journaliste
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Écrivain
Source(s) utilisée(s)
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Mille, Pierre (1864-1941)
Description
Né en 1864, Pierre Mille travaille d'abord comme clerc d'avoué avant de partir pour Madagascar en 1896, où il devient Chef de cabinet du secrétaire général de Madagascar. Quelques mois plus tard, il participe à des missions en Afrique équatoriale et occidentale. C'est le début pour lui d'une vie de voyages, effectués en tant que correspondant de presse pour des journaux comme Le Temps, le Journal des Débats, la Revue des Deux Mondes, la Revue de Paris... C'est ainsi qu'en 1897 il couvre le conflit gréco-turc ; en 1898, il visite le Congo puis en 1902-1903, l'Indochine. En 1914-1918, il est correspondant de guerre pour Le Temps. Son activité de journaliste se poursuit jusqu'à la fin de sa vie.
D'après Robert Cornevin, il se fait véritablement écrivain en 1905, à 40 ans, quand le directeur littéraire du Journal des Débats lui commande une nouvelle. Pierre Mille est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages, la plupart prenant pour cadre les colonies françaises : Madagascar, Afrique, Inde, Indochine. Son œuvre littéraire est notamment marquée par les personnages de Barnavaux, soldat d'infanterie, et de Partonneau, fonctionnaire colonial.
Pierre Mille est en parallèle un défenseur de la cause coloniale française, en témoignent ses engagements à partir des années 1920 : en 1922, il fait partie des fondateurs de l'Académie des Sciences coloniales (actuelle Académie des sciences d'outre-mer, dont il assure la présidence en 1933-1934) ; en 1926 il est aussi à l'origine de l'Association des écrivains coloniaux (président entre 1933 et 1936) ; dans le même ordre d'idée, sa voix est prépondérante lors des délibérations annuelles du Grand Prix de littérature coloniale à la fin des années 1920 (ironiquement appelé "Prix Pierre Mille" par Jean Ajalbert en 1928).
Figure oubliée de nos jours, Jennifer Yee (Yee, p. viii) fait pourtant remarquer que Pierre Mille "se distingue de la majorité des écrivains "colonialistes" par un aspect fondamental : il avait un sens de l'humour, un sens de l'humour si présent qu'il avait du mal à prendre au sérieux l'idéal glorieux de l'"Œuvre Coloniale". Grand voyageur, Mille promenait ainsi sur la surface de la "vaste terre" [...] le regard d'un observateur perspicace, désabusé, psychologue à ses heures et surtout cynique - à un point parfois étonnant - à l'égard de l'administration coloniale et de la domination européenne sur des terres étrangères.".
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