Edy-Legrand (1892-1970)

Classe

Personne

Forme retenue

fre Édy-Legrand (1892-1970)

Autres formes du nom

fre Legrand, Édouard-Léon-Louis Edy-
fre Édouard-Léon-Louis Edy-Legrand
fre Legrand, Édy
fre Édy Legrand
fre Édouard Warschavsky
fre Edmond Léon Louis Legrand
fre Eddy Legrand
fre Legrand, Eddy
fre Legrand, Edmond Léon Louis
fre Warschavsky, Édouard
fre Eddy
fre Edy-Legrand (1892-1970)

Pseudonyme(s)

fre Édy-Legrand
fre Legrand, Édy

Identifiant de la personne dans un référentiel externe

Nom de famille

fre Warschavsky

Prénom(s)

fre Édouard
fre Edmond Léon Louis

Langue

fre

Nationalité

fr

Genre

fre masculin

Identifiant pérenne

Date de naissance

fre 24 juillet 1892
1892-07-24

Date de mort

fre septembre 1970
1970-09

Lieu de naissance

Lieu de décès

Récompense(s) reçue(s) par la personne décrite

fre Officier de la légion d'honneur

Profession / Activités

fre Peintre, graveur, décorateur, dessinateur et illustrateur

Frère(s)/soeur(s)

Reprendre la forme retenue

fre Edy-Legrand (1892-1970)

Description

Fils d’une mère française et d’un père juif russe récemment immigré en France, aîné d’une fratrie de quatre garçons, Edouard Warschavsky après une petite enfance à Bordeaux, suit une scolarité classique à Genève, où il suit ensuite les cours à l’Académie des Beaux-Arts de John-Pierre Simonet. Il poursuit ses études à l’Académie d’Art de Munich, puis à Paris à l’Académie Humbert et à l’Ecole des Beaux-Arts. A l’inverse de ses condisciples qui visent les concours des Prix de Rome, lui conduit des recherches personnelles et expérimentent dessin, peinture, lithographie, fresque, …. Ce qui explique aussi le choix d’aller vers l’illustration, dessins publicitaires, affiches mettant en application ses qualités de graphistes et de dessinateur humoristique. De 1920 à 1926, il travaille comme dessinateur aux éditions Tolmer, pour des imprimés publicitaires et des cartonnages de luxe, puis comme illustrateur, d’abord toujours chez Tolmer, puis pour les éditions Émile Paul et du Capitole. Il écrit aussi et en 1919, il a publié sa première œuvre texte-illustration, à la « Nouvelle Revue française », l'album pour enfants « Macao et et Cosmage ou l'expérience du bonheur », considéré comme une œuvre majeure de l'illustration jeunesse.
Pratiquant de manière continue la peinture inspirée notamment par ses voyages en Europe, Pays-Bas, Espagne, Venise, …, en plus de réaliser des illustrations pour de nombreux journaux et magazines, et d’être de plus en plus solliciter par les maisons d’édition pour des projets d’illustrations — entre 1919 et 1932, il réalise 38 livres illustrés, dont sa première œuvre religieuse, le « Cantique des Cantiques », aux Editions Orion en 1930 avec 200 gravures en taille-douce — il réalise également de vastes projets de décorations murales, notamment comme de nombreux contemporains pour les décorations des paquebots français. Il s’oriente de plus en plus vers la peinture : en 1923, il fait un premier séjour en Algérie dont il rapporte de nombreuses esquisses et toiles mais qu’il ne montre pas, un peu déçu par le pays. Du 24 mars au 15 mai 1932, il est invité à participer à la première exposition internationale d'œuvres gravées de l'Art Institute of Chicago. Exposé avec Picasso, Matisse et Derain, il est le seul artiste français à recevoir la mention honorable.
En octobre 1933, il se rend pour la première fois au Maroc, avec son ami Louis Riou. Il y rencontre Majorelle, installé à Marrakech, et en 1934, à Fès, Henri Clamens. Loin du milieu mondain, il peint la vie simple, dans une frénésie créatrice. Entre 1933 et 1956, il réside une partie de l’année au Maroc, soit à Rabat, soit à Goulimine, dans la zone du Bani, aux confins de la Mauritanie, dans une maison avec deux patios dont le second, accueille ses modèles, des danseuses, des jeunes femmes avec leurs enfants... Ses tableaux marocains connaissent un grand succès, d’abord aux Etats-Unis, puis en France et au Maroc, suite à l’exposition de la galerie Derche à Casablanca en 1937. Lorsque la guerre éclate en 1940, il se trouve au Maroc où il va donc rester pendant tout le conflit. Il s’installe dans le Haut Atlas, dans le village rural de Telouët et dans la vallée d’Ounila.
En 1940, il se lance dans une entreprise d'illustration de la Bible, qui durera dix ans. Il séjourne à Rabat près d'Henri Bosco, chez qui il a passé la fin de l'année 1939, avec qui il a déjà réalisé une édition illustrée des deux récits « le Trestoulas » et « Le Serpent » en 1937 et avec qui il va réaliser une édition illustrée de « L’Apocalypse selon Saint Jean » en 1942 avec un texte traduit par Henri Bosco. Il entretient des relations avec Albert Camus à Alger, dont il illustre plusieurs œuvres, « L'Etranger » en 1958, « La Peste » en 1963.
A la fin du Protectorat en 1956, il s'installe brièvement à Paris, avant d'acquérir au début des années 1960 les anciennes carrières de L'Illet à Bonnieux, à côté de Lourmarin, à nouveau proche d'Henri Bosco, dans le bastidon duquel il réalise une fresque. Il adhère aux Amis de la Fondation de Lourmarin.

Ressources liées

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Le coup de dé Texte
Relation
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L'Âne Culotte Relation(s) work
Sujet
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La Peinture : Edy-Legrand Texte
Chronique éclair Texte
Peinture Texte
La peinture : "A propos de l'exposition Edy Legrand" Texte
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Legrand, Ignace Frère(s)/soeur(s) Personne