[Sans titre]
Classe
Image fixe
Type
fre
Photographie
Titre
fre
[Sans titre]
Créateur
Éditeur
fre
Studio Fernand Aimé
Numérotation de l'éditeur
10
Lieu de création
Langue
fre
Couverture spatiale
Format
fre
JPEG
recto : 442 Ko. verso : 399 Ko.
fre
2 vues
Technique et dimensions
fre
6*9 cm
Est une partie de
Provenance
Source
fre
Université Côte d'Azur. BU Lettres Arts Sciences Humaines. Fonds Henri Bosco
Cote
BOS 911
Identique à
Droits
fre
Droits réservés. Nous contacter
Identifiant pérenne
Source(s) utilisée(s)
Description
Prise de vue dans la vallée du Souss pendant le voyage à Taroudant.
Taroudant est l'un des plus anciennes villes du Maroc même si sa date de fondation et ses origines éventuelles préislamiques sont controversées : elle a été la capitale du royaume chiite des Bajjalis au XIe siècle, puis est annexée par les Almoravides en 1056. Pratiquement indépendante sous les Almohades, elle devient le refuge et la capitale des princes rebelles Ben Yedder qui régnèrent sur le Souss de 1252 à 1334. La ville est donc une première fois détruite par les Mérinides en 1306. Elle renaît aussitôt et connaît son apogée au XVIe siècle lorsque le fondateur de la dynastie sâadienne la choisit comme première capitale et comme base dans ses offensives contre les Portugais installés à Agadir. Elle est alors un centre caravanier important. Mohammed Echeikh Saâdi, fondateur de la dynastie saâdienne fait construire une enceinte tout autour de la ville, avec 6 km de remparts équipés de 130 tours et 19 bastions d'angle reliés par un chemin de ronde, et neufs portes voutées d'architecture mauresque, ainsi que que la grande mosquée vers 1523.
La ville passe ensuite sous l'influence du royaume de Tazeroulat et subit à ce titre de nombreuses expéditions militaires des Alaouites et représailles, notamment en 1687 voit sa population massacrée par le sultan Moulay Ismaïl. Elle souffre ensuite de la fermeture du port d'Agadir à partir de 1760 et se replie derrière ses remparts.
La ville passe ensuite sous l'influence du royaume de Tazeroulat et subit à ce titre de nombreuses expéditions militaires des Alaouites et représailles, notamment en 1687 voit sa population massacrée par le sultan Moulay Ismaïl. Elle souffre ensuite de la fermeture du port d'Agadir à partir de 1760 et se replie derrière ses remparts.
On sait peu de choses de ce voyage à Taroudant, une ville du Sud-Ouest du Maroc, dans la vallée du Souss, entre les deux chaînes de montagnes, le Haut-Atlas au nord et à l'est, l'Anti-Atlas au sud et une plaine s'ouvrant sur l'Atlantique à l'ouest. Comme l'a analysé Jean-Marie Aubert, les Bosco sur les photographies ont autour de 40 ans pour Henri Bosco et autour de 30 ans pour Madeleine. Plusieurs lettres d'Henri Bosco permettent de circonscrire les dates du voyage entre début octobre 1935 et le tout début janvier 1936 : dans une lettre du 9 octobre 1935 à Gabriel Audisio, Henri Bosco indique à propos de Noël Vesper "Je voudrais l'emmener dans l'E[xtrême]-Sud", puis dans une lettre du 13 janvier 1936, "J'ai fait dans le Sud un voyage qui m'a éreinté". Une lettre d'Henri Bosco à Noël Vesper daté du 3 janvier indique, elle, “Nous rentrons du Sud, malades. J’ai une crise intestinale, stomacale et hépatique.”
Ce voyage semble en tout cas avoir marqué Henri Bosco puisque dans une lettre du 25 février 1943 à Jules Roy, il exprime une aspiration à s'y réfugier : "Je donnerais je ne sais quoi pour aller vivre dans une kasbah vers Taroudant, avec mes chats, des chiens, un cheval, et 3 ou 4 chleuh pour cuire ma nourriture. J'ai soif de nature naturelle, je veux voir du pisé en pisé, de l'eau en oued, des moutons sur prés, des véhicules traînés par des ânes, des hommes qui mangent avec leurs doigts, et du crottin qui sorte du derrière des bêtes. Je suis un idéaliste."
Les Bosco retourneront dans le Sud au moins une fois en 1950, dans la vallée des Ammelns, située à 5 km de Tafraout, ville elle-même à 100 km de Taroudant, comme l'atteste parmi les journaux intimes d'Henri Bosco, un cahier daté nommé "Journal d'un voyageur dans la vallée des Ammelns".
Les Bosco retourneront dans le Sud au moins une fois en 1950, dans la vallée des Ammelns, située à 5 km de Tafraout, ville elle-même à 100 km de Taroudant, comme l'atteste parmi les journaux intimes d'Henri Bosco, un cahier daté nommé "Journal d'un voyageur dans la vallée des Ammelns".






