Esme, Jean d' (1894-1966)

Classe

Personne

Forme retenue

fre Esme, Jean d' (1894-1966)

Autres formes du nom

fre Esmenard, Jean d' (1894-1966)

Identifiant de la personne dans un référentiel externe

Nom de famille

fre Esmenard

Prénom(s)

fre Jean
fre Marie
fre Henri

Langue

fre

Nationalité

fr

Genre

fre Masculin

Identifiant pérenne

Date de naissance

1894-09-27

Date de mort

1966-02-24

Lieu de naissance

Lieu de décès

Portrait, représentation de la personne

Profession / Activités

fre Journaliste
fre Romancier

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fre Esme, Jean d' (1894-1966)

Description

Jean d'Esme, pseudonyme du vicomte Jean d'Esmenard, nait d'un père fonctionnaire des Douanes d'Indochine, ce qui lui fait passer son enfance en Indochine. Il revient en France pour ses études secondaires puis se lance dans des études de Droit à Paris. Il prépare le concours d'entrée à l'École coloniale, où il est reçu en juillet 1914. Ses études sont interrompues par la guerre et en 1919, alors que l'École rouvre ses portes, il préfère se tourner vers le journalisme. C'est le début pour lui d'une vie marquée par de nombreux de voyages et l'écriture de romans, d'articles et même la réalisation de quelques films, le tout sous le pseudonyme de Jean d'Esme.
Jean d'Esme est très actif comme journaliste tout au long de sa vie : à 27 ans à peine, en 1921, il est rédacteur en chef du journal "Je sais tout", puis directeur des informations du "Matin" (1925-1926) et directeur des reportages à "L'Intransigeant" (1934-1937). Après la guerre, on le retrouve à "La Résistance" (1945-1946), à "La voix de Paris" (1946-1947) et dans "Le Matin" (1947-1948).
Sur le plan littéraire, ses premiers romans forment un cycle indochinois et sont inspirés par son enfance dans la colonie. C'est ainsi qu'il se fait d'abord connaître par "Thi-Bâ, fille d'Annam" (1920), "Les Dieux Rouges" (1923), "L'Âme de la Brousse" (1923) et "Au dragon d'Annam" (recueil de nouvelles, 1927). "Les Dieux rouges" en particulier constitue encore aujourd'hui un roman assez original comme le rappelle Alain Quella-Villéger dans sa notice biographique sur Jean d'Esme, figurant dans l'anthologie "Indochine : Un rêve d'Asie" : "Sorte de "reconstitution atlantidienne" (L. Malleret), à la fois grand roman d'aventure et de science-fiction, Les Dieux Rouges ouvre une voie originale dans la littérature française de l'Extrême-Orient : l'Indochine comme théâtre d'une production fantastique.".
En 1948, porté à la présidence de la Société des Écrivains maritimes et coloniaux décimée par la guerre, il la transforme en Association Nationale des Écrivains de la Mer et de l'Outre-Mer (A.N.E.M.O.M.). En 1961, suite aux mouvements de décolonisation, Jean d'Esme renomme encore une fois l'association en Association des Écrivains d'expression française de la Mer et de l'Outre-Mer. On le retrouve aussi à la vice-présidence de l'association des Écrivains combattants, à la tête de la Société des Gens de Lettres en 1955 et 1956, à la présidence de de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer en 1962 (membre depuis 1947). En 1964, affaibli, il cède sa place et est fait président d'honneur de l'Académie.

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