Taillardat, Ferdinand (1890-1951)

Classe

Personne

Forme retenue

fre Taillardat, Ferdinand (1890-1951)

Autres formes du nom

fre Ferdinand Taillardat
fre Taillardat, Ferdinand-Félix-Annet-Marie
fre Ferdinand-Félix-Annet-Marie Taillardat

Pseudonyme(s)

fre F. Taillard
fre Taillard, F.

Identifiant de la personne dans un référentiel externe

Nom de famille

fre Taillardat

Prénom(s)

fre Ferdinand
fre Ferdinand-Félix-Annet-Marie
fre Ferdinand Félix Annet Marie

Langue

fre

Nationalité

fr

Genre

fre masculin

Identifiant pérenne

Date de naissance

fre 29 mai 1890
1890-05-29

Date de mort

fre 29 août 1951
1951-08-29

Lieu de décès

Récompense(s) reçue(s) par la personne décrite

fre Chevalier de la Légion d'Honneur (17 octobre 1914)
fre Croix de Guerre avec palme
fre Officier de la Légion d'Honneur (17 décembre 1933)
fre Commandeur de la Légion d'Honneur (11 juillet 1947)

Profession / Activités

fre Officier militaire

Lieu de résidence

Reprendre la forme retenue

fre Taillardat, Ferdinand (1890-1951)

Description

Fils d’instituteur né à Saint-Gervais d’Auvergne où il suit sa scolarité, Ferdinand Taillardat devient tout d’abord à son tour instituteur à Châtel-Guyon. En 1914, il est mobilisé comme sous-lieutenant de réserve dans le 92e régiment d’infanterie, il est blessé trois fois entre 1914 et 1918 et décoré du titre de Chevalier de la Légion d’Honneur pour acte de bravoure. Arrivé au grade de capitaine en 1918, il choisit de rester dans l’armée et d’accepter l’offre de partir en « mission française en Arménie (Armée du Levant) » sous la direction du colonel Brémond, nommé administrateur en chef de cette ancienne région de l’Empire ottoman, allié des Allemands et donc vaincu dont les territoires sont partagés entre Britanniques et Français. Le 15 décembre 1918 il est mis à disposition du Ministère de la Guerre et il arrive à Adana avec l’Etat-Major du colonel Brémond le 1er février 1919. Il est ensuite nommé gouverneur militaire du sandjak de Sis/Kozan, partie nord du vilayet d’Adana, où il doit rendre effective une autorité française inexistante, mais aussi faciliter le retour des survivants du génocide subi par les Arméniens en 1915-1916, tout en ménageant les Turcs. Il quitte la Cilicie et Sis encerclée et assiégée par les kémalistes en juillet 1920. Il rentre à Paris et est admis dans la gendarmerie, d’abord à Brive et à Issoire, puis dans la Garde Républicaine en 1924. A partir de 1932, il est affecté au secrétariat général du Ministère de la Guerre. Il est alors déjà détaché auprès du Président de la Commission des Finances du Sénat Etienne Clementel, radical-socialiste, et est remarqué pour ses travaux en tant que Secrétaire de la Commission de Contrôle des Dépenses engagées pour la Défense nationale. En plus de ce secrétariat et de ses fonctions d’Adjudant-Major auprès du Colonel commandant la 1e Légion de la Garde Républicaine Mobile, il donne des conférences, devient rédacteur de la « Revue de l’Asie française », donne des cours d’histoire aux jeunes officiers de gendarmerie et entreprend une licence d’histoire. A la suite de son séjour en Cilicie, il se penche spécialement sur le monde musulman jusqu’à écrire un seul et unique livre « Le nationalisme marocain » en 1947. Il fait par ailleurs connaissance dans ces années-là du prince Areno Iukanthor, petit-fils du roi du Cambodge Suramavit Norodom, qui a appelé la France à exercer son protectorat sur son pays en 1871, qui comme son père, dénonce « la pourriture administrative » du Protectorat. Areno Iukanthor est également orientaliste, tout comme Ferdinand Taillardat qui écrit dans la « Revue de l’Asie française » et s’intéresse à la civilisation indienne et au bouddhisme dans la lignée de ses lectures de René Guénon, des théosophes ou de Rudolf Steiner.
Le 2 avril 1940, il est nommé colonel, mais en raison de ses proximités avec des francs-maçons et des radicaux-socialistes sera éloigné de Paris par le gouvernement de Vichy, pour être nommé successivement à Marseille, à Limoges, puis enfin à la tête de la Légion de gendarmerie du Maroc le 15 juillet 1941. Il y a pour mission de maintenir l’ordre et l’autorité du gouvernement de Vichy face à la France libre de De Gaulle, mais aussi face aux premiers troubles nationalistes marocains, mission qu’il assurera grâce à de bonnes relations avec les autorités marocaines et grâce à son expérience en Cilicie ; en tant que gendarme, il suit les ordres de ses supérieurs, qui passent du côté des Alliés après le débarquement des Américains en Afrique du Nord en novembre 1942. Il est nommé en février 1943 général de brigade et Directeur des Services de Sécurité Publique au Maroc, puis en août 1943, Commandant de la Gendarmerie d’Afrique à Alger, où le contexte est beaucoup plus tendu, notamment après août 1945 et le massacre de Sétif (la répression fait entre 3 000 et 20 000 morts) qui provoque des tueries perpétrées par le FLN, elles-mêmes engendrant d’autres massacres. En juin 1944, il est traduit devant la Commission d’épuration malgré son limogeage par Vichy, et refuse le poste de Directeur de gendarmerie auquel il avait été nommé le 24 mars 1944. Innocenté, il est nommé le 15 mars 1946 Commandant des Forces de Gendarmerie d’Occupation sous les ordres du général Pierre Koenig, résistant de la première heure et général en chef des Forces françaises de l’Intérieur (FFI) qui prend le commandement de la Zone d’Occupation française en Allemagne et Taillardat finit sa carrière à Baden-Baden.

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