La femme française aux colonies

Classe

Texte

Type de document

fre Livre

Titre

fre La femme française aux colonies

Éditeur(s)

fre Éditions Larose (Paris)

Lieu de production

Date

Langue(s)

fre

Couverture spatiale

Format

fre PDF
fre 228 Mo
fre 182 vues

Importance matérielle

fre 190 pages
fre 17 cm

Source

fre Université Côte d'Azur. BU Lettres Arts Sciences Humaines. Fonds ASEMI

Cote

ASE 25645 VN

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Description

Retranscription de l'introduction de Clotilde Chivas-Baron :
"On a dit beaucoup de sottises sur le rôle de la femme européenne aux Colonies." Par cette phrase, M. Georges Hardy commence un chapitre de sa remarquable étude, Les éléments de l’histoire coloniale. M. Georges Hardy a raison : On a, sur ce sujet, dit beaucoup de sottises. Sur quel sujet n’en dit-on pas ? n’en écrit-on pas ? et, lorsqu’il s’agit — en général — de la femme, d’aucuns raillent volontiers, médisent souvent, jugent témérairement, calomnient parfois, alors que, sans trop se faire prier, ils reconnaissent — en particulier — des "cas étonnants" : Dévouement, vaillance, jolie sensibilité, esprit de décision, d’assimilation, fine compréhension, souplesse… (j’en passe.)
Ceci n’est point un panégyrique, lequel serait maladroit et trop facile sous la plume d’une femme. Pour être équitable, nous devons convenir que, trop faciles aussi furent les adaptations de certains romanciers. Lamentables potins de désœuvrés, de nostalgiques ou d’intoxiqués, snobisme et vices coloniaux, histoires de baignoires, quelles mines à exploiter ! La Coloniale dans la littérature… ce pourrait être le titre, presque aguichant, d’un ouvrage très différent de celui-ci.
Évidemment, nous avons dû constater l’influence néfaste du climat, de l’ambiance, sur le cerveau débile de pitoyables névrosées ou de vicieuses exaspérées. Nous avons connu la démoralisée, la "démoralée" dépeinte avec tant de vigueur et de justesse par Robert Randau. Mais — avouons-le aussi — pas mieux qu’une hirondelle ne fait le printemps, la dame sommairement vêtue, affalée sur une chaise longue, la détraquée ou la noceuse, ne peuvent représenter la COLONIALE. La dame fâcheuse existe sous toutes les latitudes puisque partout existe le déchet humain. On ne peut la nier. C’est l’ombre au tableau, ne lui donnons pas l’importance qu’elle n’a pas, mais admettons que cette ombre met en valeur la figure très claire, très saine de la coloniale vraie, celle qui nous intéresse.
La brutalité de cette entrée en matière nous a paru nécessaire. Ne faut-il pas, tout d’abord, réfuter la calomnie banale ? rejeter le faix d’une réputation faussée par quelques exemples, trop précis, hélas ! mais qui restent exceptionnels et, comme tels, confirment la règle ? Nous n’avons pas la prétention d’écrire une histoire coloniale féminine, nous voulons seulement tenter, par quelques notes, quelques traits, quelques portraits, de rappeler quels furent, à travers les âges, les conditions d’existence de la femme française aux Colonies et son rôle : ce que sont, ce que peuvent être ces conditions et ce rôle.

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Chivas-Baron, Clotilde (1876-1956) Publications Personne