Lanoë, Julien (1904-1983)

Classe

Personne

Forme retenue

fre Lanoë, Julien (1904-1983)

Autres formes du nom

fre Julien Lanoë

Identifiant de la personne dans un référentiel externe

Nom de famille

fre Lanoë

Prénom(s)

fre Julien

Langue

fre

Nationalité

fr

Genre

fre masculin

Identifiant pérenne

Date de naissance

fre 7 juillet 1904
1904-07-07

Date de mort

fre 7 juin 1983
1983-06-07

Lieu de naissance

Lieu de décès

Reprendre la forme retenue

fre Lanoë, Julien (1904-1983)

Description

Fils de l’industriel du fer et conseiller général nantais Paul Lanoë, Julien Lanoë devient bachelier en philosophie en 1921 et poursuit ses études à l’Ecole des hautes Etudes commerciales. A partir de 1923, il travaille dans l’entreprise familiale Huet et Lanoë, dont il prend la tête à la mort de son père en 1934. Il succède également à son père comme membre du Conseil général de la Loire-Atlantique, pour le canton de Rougé. Amateur d’art, il préside la Société des amis du musée des beaux-arts de Nantes de 1936 à 1970.
En 1924, il fonde la revue littéraire d’avant-garde « La Ligne de cœur », avec l’aide de Jean Paulhan et sous le parrainage de Jean Cocteau. Elle paraît de 1924 à 1928 et publie Jean Cocteau, Jules Supervielle, Gabriel Marcel, De Chirico, et les premiers textes de Maurice Fombeure, Louis Guilloux, ou René Guy Cadou, ainsi que les « Poèmes de Morven le Gaëlique » de Max Jacob. Il publie en 1928 son premier roman « Vacances » avec une préface de Gabriel Marcel, et la même année, un ouvrage de critique morale, « Une querelle sur l’amour : Jean Cocteau et Jacques Maritain ». Entre 1928 et 1956, il collabore à la « Nouvelle Revue française » avec des comptes-rendus littéraires et il donne des conférences sur des sujets artistiques, de l’esthétique littéraire à la poésie, à Nantes, mais aussi Strasbourg ou Genève.

Collections

Relation(s)

C’est lorsque Julien Lanoë se présente à Jean Cocteau pour lui demander de parrainer la naissance de sa revue « La ligne de cœur » en juin 1925 que celui-ci rencontre Max Jacob également présent. Dès lors si Jean Cocteau est le premier auteur dans le premier numéro de la revue, Max Jacob est en tête du deuxième numéro de décembre 1925, et les deux hommes que trente ans séparent entretiennent une correspondance suivie jusqu’à la mort de Max Jacob, où les unissent leur amour commun de la Bretagne et leur même conception de la poésie et de la langue française, ainsi que leur foi catholique. Max Jacob joue l’entremetteur entre Julien Lanoë et la revue et tous ses amis qu’il encourage à s’y abonner ou à y publier leurs textes. Max Jacob essaie de faire de cette revue celle de la « renaissance celtique » (lettre à Julien Lanoë, 20 juillet 1926) et c’est ainsi qu’il écrit pour la revue ses poèmes en breton signé sur pseudonyme de Morven le Gaëlique : « Il manquait encore deux pages pour le numéro de janvier 1927, et c’est pourquoi Max m’écrivait sous la lampe deux poèmes bretons. Il les signa du nom de « Morven le Gaëlique », car il y avait déjà quatre poèmes de Max au sommaire de ce numéro. Cette minime supercherie l’enchanta, et il renouvela de façon régulière sa collaboration clandestine, qui doublait la première, mais qui remporta bientôt un tout autre succès. » (Julien Lanoë, préface à Max Jacob, « Poèmes de Morven le Gaëlique », Gallimard, 1953). En 1936, lorsque Julien Lanoë devient président de la Société des Amis du Musée de Nantes, il organise une exposition de peinture moderne dans laquelle il inclut Max Jacob, dont il fait acheter pour les collections permanentes du Musée l’aquarelle exposée, apportant un soutien pécunier substantiel pour Max Jacob. Pendant la guerre, Julien Lanoë achète et fait acheter des œuvres de Max Jacob pour le soutenir, et participera aux hommages et manifestations après sa mort.