Bosco, Louise (1859-1942)
Classe
Personne
Forme retenue
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Bosco, Louise (1859-1942)
Autres formes du nom
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Louise Bosco
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Faléna, Louise
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Louise Faléna
ita
Luigia Marcellina Falena
Nom de famille
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Bosco
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Faléna
Prénom(s)
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Louise
ita
Luigia Marcellina
Langue
fre
Nationalité
fr
Genre
féminin
Identifiant pérenne
Date de naissance
Date de mort
Lieu de naissance
Lieu de décès
Conjoint de la personne décrite
Enfant(s) de la personne décrite
fre
Si les romans d’Henri Bosco font peu de part aux personnages de mère parmi les par ailleurs nombreux personnages féminins, la mère réelle de l’auteur apparaît avec force dans les « Souvenirs » d’Henri Bosco et dans le cycle de Pascalet. Henri Bosco la décrit comme une personne très présente au monde et très soucieuse de l’ordre : « Ma mère était d’un caractère diamétralement opposé à celui de mon père » (« Mes origines » dans « Cahiers du Sud », numéro 343, novembre 1957, pages 419-422). Elle apparaît comme organisée, dirigeant la maison de manière autoritaire voire dominatrice, protégeant son fils avec de nombreuses mises en garde contre toute sorte de danger. Mais elle est aussi apte à la rêverie, emporté par son « extraordinaire imagination » (« Mes origines ») et a des dons particuliers, celui « de voir ce qu’on ne voit pas » (« Un oubli moins profond », Gallimard, 1961, page 21) : « Elle tirait de la plus vulgaire carafe autre chose qu’une carafe – et généralement une créature animée Ainsi faisons-nous des nuages. Mais elle découvrait partout ces lignes, ces formes, ces expressions secrètes – ou simplement passées inaperçues. » (Mes origines »). Elle est attentive à l’invisible, au surnaturel, aux sortilèges et d’un caractère superstitieux sensible aux présages : ainsi, Henri Bosco raconte-t-il dans « Un oubli moins profond » comment la mort de sa fille lui avait été annoncée par un présage terrifiant : « - Je l’ai bien vu, je te le jure. C’était un squelette, un squelette appuyé contre la vitre. On voyait à travers le rideau sa tête affreuse. […] C’était, je m’en souviendrai toujours, le 15 décembre, et elle est morte pour les Rois […] » (« Un oubli moins profond », page 24). Le caractère de sa mère a un grand impact dans la vision du monde d’Henri Bosco, d’autant qu’à part quelques jours passés à la maternelle d’Avignon, Henri Bosco passe toute son enfance avec sa mère, quand ses parents ne sont pas absents lors des tournées de son père. Il est éduqué à la maison, apprend à lire avec sa mère, reçoit quelques notions de calcul, solfège et histoire sainte, dans une religion catholique douce et consolatrice qui le marque toute sa vie : « Or, c’est de ma mère que j’appris d’abord ce que j’ai su, enfant, de cette religion qui me parut ainsi maternellement douce. Maternelle et plus amicale, plus tendre que tragique. J’y ai, en effet, découvert, en premier lieu, la Crèche et non pas la Croix, Bethléem et non le Calvaire, mais surtout les Rois et l’Etoile. J’y suis arrivé, les yeux grands ouverts, par quelques veillées de campagne, en hiver, ce bel hiver de neige qu’aiment les enfants, et par ces vieux chants de Noël que j’ai entendus de bonne heure. Et ainsi la Noël reste encore pour moi ma fête la plus religieuse d’une religion pastorale […] » (« Un oubli moins profond », page 326).
Lieu de résidence
Source(s) utilisée(s)
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Bosco, Louise (1859-1942)
Description
Louise Bosco est née de parents inconnus, et a été déposée à l’hôpital Saint-Roch de Nice le le 6 juin 1859 à 23 h. Elle reçoit le nom de Faléna en référence probable aux papillons de nuit, les phalènes. Elle vit à Aix. Elle épouse Louis Bosco en 1883 et le couple aura cinq enfants, dont trois morts peu de temps après la naissance, une fille nommée Marguerite, morte à 2 ans et Henri Bosco né 1 an après la mort de sa sœur aînée.
Après son veuvage, elle vit avec son fils et sa belle-fille à Rabat jusqu’à son décès en 1942. Sa mort dans la nuit du 11 novembre 1942, quelques jours après débarquement des Alliés en Afrique du Nord, sera une profonde tristesse pour son fils Henri Bosco qui la raconte dans une lettre à François Bonjean du 20 novembre 1942.
Après son veuvage, elle vit avec son fils et sa belle-fille à Rabat jusqu’à son décès en 1942. Sa mort dans la nuit du 11 novembre 1942, quelques jours après débarquement des Alliés en Afrique du Nord, sera une profonde tristesse pour son fils Henri Bosco qui la raconte dans une lettre à François Bonjean du 20 novembre 1942.
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Mère | Personne |
Titre | Libellé alternatif | Classe |
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Conjoint de la personne décrite | Personne |
Titre | Libellé alternatif | Classe |
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Sujet | Image fixe |
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