Celli, Rose (1895-1982)

Classe

Personne

Forme retenue

fre Celli, Rose (1895-1982)

Autres formes du nom

fre Rose Brua Celli
fre Rose Celli
fre Brua Celli, Rose
fre Rose Angéline Alexandrine Brua
fre Brua, Rose Angéline Alexandrine
fre Celli Brua, Rose Angéline Alexandrine
fre Celli, Rose Angéline Alexandrine
fre Rose Angéline Alexandrine Celli
fre Rose Angéline Alexandrine Celli Brua

Identifiant de la personne dans un référentiel externe

Nom de famille

fre Celli
fre Brua

Prénom(s)

fre Rose
fre Rose Angéline Alexandrine

Langue

fre

Nationalité

fr

Genre

fre féminin

Identifiant pérenne

Date de naissance

fre 10 mars 1895
1895-03-10

Date de mort

1982

Lieu de naissance

Portrait, représentation de la personne

Récompense(s) reçue(s) par la personne décrite

fre Prix de la liberté pour "Le Bateau de Pierre" (1929)
fre Prix Minerva pour "Isola" (1933)

Frère(s)/soeur(s)

Reprendre la forme retenue

fre Celli, Rose (1895-1982)

Description

D’origine corse par sa mère, Rose Brua est née à Philippeville, ville d’Algérie où son père, dont la famille est arrivée en Algérie en 1840, est fonctionnaire des Finances. Celui-ci, lui-même érudit, lui transmet l’amour des lettres. Elle suit ses études secondaires à Philippeville, puis en France, au lycée de Versailles, à partir de 1914. Elle entre ensuite à l’Ecole normale supérieure de jeunes filles en 1916, classée première au concours d’entrée. Se destinant à l’enseignement, elle choisit finalement la voie de l’écriture après son mariage avec l’artiste italien Elmiro Celli, sans publier tout d’abord. C’est son amie Simone Théry, connue à l’Ecole normale, qui lui signale le concours littéraire de la Liberté, où elle envoie son conte « Le bateau de pierre » qui obtient le premier prix. Ses premiers livres, le recueil de contes « Le Châle indien » et le roman « Comme l’eau » paraissent en 1931 respectivement chez Flammarion et aux Editions du Tambourin. Elle est également une amie proche de Jean Giono qui transmet le manuscrit de son roman « Isola » à Daniel Hirsch chez Gallimard et qui déclare d’elle dans une lettre en 1935 : « Votre poésie fuit quand on veut la saisir et je ne vous ai rien dit de la force avec laquelle vous emparez de ce pays secret que nous avons tous dans notre cœur. C’est une poésie d'Ophélie noyée. Elle est là, elle est morte et elle est accrochée sous les racinages du saule. L’eau de la rivière la balance mais elle chante d'une voix silencieuse. ». La même année 1932 où « Isola » paraît et obtient le Prix Minerva, est jouée à Paris sa pièce de théâtre écrite en 1926, « L’Innocent », sous le titre « L’Enfant voilé ». Entretemps, elle traduit également des romans anglais, « Pas si calme » et « Blessées de guerre » d’Hélène-Zenna Smith, et « Plaisir des ailes » de l’aviatrice Amelia Earhart, activité qu’elle poursuit toute sa vie, avec des traductions de Dickens, « La vie de N.S. Jésus-Christ racontée à ses enfants » (Ed. Gallimard, 1934), Frederic Prokosch, « Sept fugitifs » (Ed. Gallimard, 1948), John Steinbeck « Le règne éphémère de Pépin IV » (Ed. Del Duca, 1957), Virginia Woolf, « L'Art du roman » (Ed. du Seuil, 1963).
A partir de 1931, elle publie également des contes pour enfants notamment dans la collection du Père Castor de Flammarion qu’elle a contribué à créer, dont l’adaptation du conte traditionnel russe de « Baba yaga » (1932) et « Les Trois Ours » (1933), et encore deux romans chez Gallimard, « A l’envers du tapis », récit de ses souvenirs d’enfance en Algérie (1935) et « Ombre » (1936). Elle participe également à la rédaction de l’« Encyclopédie » dirigée par Anatole de Monzie, et travaille comme secrétaire particulière notamment d’Anna de Noailles pendant 3 ans. Elle publie de nombreux articles, nouvelles, essais dans des revues en France et en Algérie, et notamment entre 1951 et 1955, la revue « Roman » de Pierre de Lescure et Celia Bertin à Saint-Paul de Vence où les Celli réside épisodiquement à partir de 1922, date à partir de laquelle sa famille s’y est installée après avoir quitté l’Algérie, puis définitivement à partir de 1940.

Collections

Relation(s)

Au début de la Première Guerre mondiale, alors qu’elle arrive en France pour suivre ses études, Rose Celli se lie au peintre Elmiro Celli passionné d’alchimie, et fréquente ainsi le groupe constitué autour de la « Revue baltique » et de son fondateur Arthur Toupine, ami de Oscar Vladislas de Lubicz-Milosz, puis plus tard se lie avec le comte et la comtesse Prozor dont la « Maison rose » du chemin de l’abbaye de Saint-Pons de Nice est promue salon littéraire, artistique et théosophique, où se réunissent Milosz et les alchimistes Henri Coton et René Schwaller. Admiratrice du poète Milosz, elle regrettera à sa mort en 1939 de n’avoir pas gardé le contact avec lui après leurs derniers échanges en 1932 au sujet de la parution de son roman « Isola » : « On me dit que notre pauvre grand Milosz est mort vendredi à Fontainebleau, subitement. On l’enterre demain. Je suis très triste, surtout de n'avoir jamais fait un pas pour le revoir, depuis vingt ans, alors que je l'admirais tant. » (Lettre à Arthur Toupine mars 1939).

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